©Lucia Neri

Anaïs Gauthier est née à Paris, elle vit à Montreuil et travaille à Poush à Aubervilliers.
Anaïs Gauthier développe une pratique de la sculpture et de l’installation, explorant les relations entre formes organiques, infrastructures techniques et systèmes de maintenance.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles, notamment à Bam Projects, Bordeaux (Interférences), au Pays où le ciel est toujours bleu, Orléans (Théorème du spasme), à Scroll Galerie, Nantes (Permanente Instance), aux Ateliers Vortex, Dijon (Opération Stase), au CAC Tignous, Montreuil (Défaillance Systémique II), ainsi qu’à La Générale Nord-Est, Paris (Défaillance Systémique I). Son travail a également été présenté dans de nombreuses expositions collectives en France et à l’international, notamment à Studio Home Awareness, Milan, à Poush, Aubervilliers, à Galerie Au Roi et à Julio Artist Run Space, Paris, au Musée d’Art Moderne et Contemporain et à la Cité du Design de Saint-Étienne dans le cadre de la Biennale Artpress, ainsi qu’à la Villa Belleville.
Elle a été accueillie en résidence à la Cité internationale des Arts, à Poush, au Pays où le ciel est toujours bleu, à Scroll Galerie, aux Ateliers Vortex, à Maison Artagon, à La Générale Nord-Est, à Villa Belleville, dans le cadre de Création en cours des Ateliers Médicis ainsi qu’au Shandong Institute of Art and Design, Chine.
Son travail a reçu le soutien de la DRAC Île-de-France (AIC, 2026) et de l’ADAGP (Dotation de recherche, 2024). Elle est finaliste du Prix Art Éco-Conception Art of Change 21 × Palais de Tokyo (2025) et du 12e Prix de la Jeune Création (2022), et lauréate du Prix Jeune Créateur du Centre d’art Les Passerelles (2020).

Je construis des installations qui associent formes organiques, structures industrielles, moteurs, fluides et systèmes de circulation. Je m’intéresse à la manière dont formes mécaniques et organiques peuvent fonctionner ensemble, se soutenir, se déplacer ou se transformer. Chaque élément dépend des autres pour exister. La défaillance crée un parallèle entre le corps organique et la machine : tous deux peuvent ralentir, s’épuiser, se bloquer, fuir ou nécessiter des réparations. Mes pièces ne cherchent pas l’efficacité ; leur fonctionnement reste fragile et parfois incertain. Les moteurs, vibrations, fluides et mouvements deviennent des signes de respiration, de fatigue ou de transformation. Cette fragilité implique une relation de soin et de maintenance. Une pièce demande à être alimentée, ajustée, réparée, surveillée. Je la pense comme un corps ouvert, traversé par des flux et dépendant de ce qui l’entoure. La maintenance devient ainsi une forme de relation. La technique m’intéresse moins comme outil de performance que comme environnement qui façonne nos corps et nos manières de vivre. La défaillance permet de rendre visibles ces dépendances et les relations qui soutiennent et maintiennent un corps en fonctionnement.

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Anaïs Gauthier was born in Paris and lives in Montreuil and works at Poush at Aubervilliers.
Anaïs Gauthier is a French artist whose practice focuses on sculpture and installation, exploring the relationships between organic forms, technical infrastructures, and systems of maintenance.

Her work has been the subject of solo exhibitions, notably at Bam Projects, Bordeaux (Interférences); Au Pays où le ciel est toujours bleu, Orléans (Théorème du spasme); Scroll Galerie, Nantes (Permanente Instance); Ateliers Vortex, Dijon (Opération Stase); CAC Tignous, Montreuil (Défaillance Systémique II); and La Générale Nord-Est, Paris (Défaillance Systémique I). Her work has also been featured in numerous group exhibitions in France and abroad, including at Studio Home Awareness, Milan; Poush, Aubervilliers; Galerie Au Roi and Julio Artist Run Space, Paris; the Musée d’Art Moderne et Contemporain and the Cité du Design in Saint-Étienne (as part of the Artpress Biennale); and Villa Belleville.
She has held residencies at the Cité internationale des Arts, Poush, Au Pays où le ciel est toujours bleu, Scroll Galerie, Ateliers Vortex, Maison Artagon, La Générale Nord-Est, and Villa Belleville, as well as through the Ateliers Médicis « Création en cours » program and at the Shandong Institute of Art and Design in China.
Her work has received support from DRAC Île-de-France (AIC, 2026) and ADAGP (Research Grant, 2024). She is a finalist for the Art Éco-Conception Prize Art of Change 21 × Palais de Tokyo (2025) and the 12th Young Creation Prize (2022), and a winner of the Young Creator Prize from the Centre d’art Les Passerelles (2020).


I create installations that combine organic forms, industrial structures, motors, fluids, and circulation systems. I am interested in how mechanical and organic forms can function together, support one another, move, and transform. Each element depends on the others to exist. Failure creates a parallel between the organic body and the machine: both can slow down, become exhausted, break down, leak, or require repair. My pieces do not seek efficiency; their functioning remains fragile and sometimes uncertain. Motors, vibrations, fluids, and movement become signs of breathing, fatigue, or transformation. This fragility implies a relationship of care and maintenance. A piece needs to be powered, adjusted, repaired, and monitored. I think of it as an open body, crossed by flows and dependent on its surroundings. Maintenance thus becomes a form of relationship. I am less interested in technology as a tool for performance than as an environment that shapes our bodies and ways of living. Failure makes these dependencies visible, as well as the relationships that support and sustain a body in operation.