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L’ESCARPOLETTE
2016
tube de métal rouillé, pneu de brouette, corde en chanvre, grès émaillé
1,80 m x 0.9 m x 2 m
La rencontre de matériaux récupérés et de la céramique émaillée crée une ambiguïté et une tension. J’ai souhaité travailler la terre de façon à garder son aspect souple d’avant cuisson, garder la présence physique et les caractéristiques du premier contact que j’ai eu avec elle. Entre drapé qui tombe et fragment organique, cette peau provoque à la fois un désir de toucher mais aussi une certaine répulsion.
Kurt Schwitters pense que « en accordant des matériaux différents, j’ai quelque chose en plus que la simple peinture à l’huile, car je valorise matière contre matière ». Les rencontres permettent de rendre compte d’une façon d’ingurgiter ce qui nous entoure, pour à un moment les mettre sur le même le plan sans donner primauté ou qualité supérieure à une matière. Sans y réfléchir particulièrement, presque inconsciemment, j’ai voulu mettre en suspension, presque en lévitation, pierre, pneu et céramique par un jeu de contrepoids ou d’attaches. Ce flottement dans le vide, cette liberté de mouvement, cette tension engendrée par la gravité est un questionnement autour de l’équilibre. Il faut trouver la justesse du poids pour que ça ne tombe pas. Ce laisser-aller, en limitant le plus possible le contrôle, essaye de résister à la pesanteur.

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COLONNES, 2014
porcelaine papier, métal, bois, carton, caoutchouc, laine, résine
3.7 m
Les matériaux que je choisis et ma manière de les travailler visent à rendre apparent leur fragilité et leur instabilité. La construction par strates successives des matières, parle aussi de notre construction individuelle.

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FORTIFICATION, 2014
brique et margarine
60 cm x 60 cm x 60 cm
Cette construction dimensionnée pour accueillir un individu est faite à partir de briques, matériaux de construction. Le corps est évoqué par une référence à l’habitation et par des éléments du quotidien comme le beurre. Le quotidien et l’habitat se manifestent ici dans une forme de fragilité et d’éphémère que le beurre qui fait office de mortier amène en étant soumis à la température ambiante.

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MEULE
2016
collaboration avec le Lycée Colbert
métal, grès émaillé en rouge, moteur, batterie
2.45 m x 1 m x 1 m
La forme en grès évoque quelque chose d’organique et un drapé par ses boursouflures et ses creux. Elle nous surplombe grâce à une structure qui la retient comme pour empêcher sa chute. La structure, quand à elle, est nue. Elle est pensée pour être traversée et ainsi permettre une rencontre directe avec la sculpture. Cet objet en céramique renvoie à une meule. Elle tourne sur elle même et autour d’un axe centrale grâce à un mécanisme motorisé.